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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 16:22

Le Bastberg souffre d'une bien mauvaise réputation. Jadis, à minuit, les sorcières de la région se rassemblaient au sommet de mont Sébastien. Elles mangeaient, dansaient et s'adonnaient à d'étanges rituels, allant même jusqu'aux plaisirs charnels qui se terminaient souvent en véritables orgies... Cette réputation perdure puisque les habitants de la région évitent toujours la colline après la tombée de la nuit.

Un soir, un pauvre instituteur, qui s'était attardé à une fête de village, passa près du Bastberg pour se rendre à Griesbach, le village voisin. Il vit des lumières au sommet de la colline et entendit des airs de danse. Piqué par la curiosité, il monta au sommet pour voir ce qui se passait... Et soudain, il se trouva au milieu des sorcières qui dansaient une ronde échevelée, la robe flottante, le visage déformé par des rires grimaçants.

Des tables étaient couvertes de mets succulents et de bouteilles des meilleurs vins. Les sorcières invitèrent l'instituteur à manger et à boire puis il dut prendre un violon et jouer un air de danse. Il n'osa pas refuser. Sans qu'il s'en rende compte, son jeu devenait toujours plus violent et plus rapide. Les mégères tournaient comme un tourbillon autour de lui et leurs rires retentissaient de plus en plus fort dans la nuit.

A l'aube, l'instituteur se réveilla; il était étendu sur un tas de pierres, les vêtements déchirés, la tête lourde et vide. Tous ses os lui faisaient affreusement mal. A ses pieds se trouvait le sabot d'un cheval. Au lieu de son violon, il tenait dans sa main la queue d'un gros chat noir qui le griffa et le mordit. Tout effrayé il le lâcha, la bête disparut dans les vignes en crachant. Quant à lui, il courut à en perdre le souffle jusqu'à Griesbach...

 

 

Un peu avant l'aube...

Un peu avant l'aube...

 

 

La lune, qui appartenait à la nuit, s'en va se coucher...

La lune, qui appartenait à la nuit, s'en va se coucher...

 

 

Quand des couleurs apparaissent dans le firmament..

Quand des couleurs apparaissent dans le firmament..

 

 

Sa lueur faiblit qu'en s'en va la nuit...

Sa lueur faiblit qu'en s'en va la nuit...

 

 

Quelque chose se prépare...

Quelque chose se prépare...

 

 

On devine quoi !

On devine quoi !

 

 

Lever de soleil au Bastberg

 

 

La lune reçoit la lueur du petit jour avant de s'effacer...

La lune reçoit la lueur du petit jour avant de s'effacer...

 

 

La campagne sort des ténèbres.

La campagne sort des ténèbres.

 

 

Lever de soleil au Bastberg

 

 

Lever de soleil au Bastberg

 

 

C'est l'instant que je préfère...

C'est l'instant que je préfère...

 

 

Lever de soleil au Bastberg

 

 

Le soleil incendie les paysages.

Le soleil incendie les paysages.

 

 

La brume se retranche dans les vignes...

La brume se retranche dans les vignes...

 

 

Tandis que les chortens se dévoilent...

Tandis que les chortens se dévoilent...

 

 

Fossiles.

Fossiles.

 

 

Le grand tilleul du Bastberg.

Le grand tilleul du Bastberg.

 

 

L'heure des tartines !

L'heure des tartines !

 

 

Le lavoir de Griesbach...

Le lavoir de Griesbach...

 

 

Il connait sûrement le pauvre instituteur...

Il connait sûrement le pauvre instituteur...

 

 

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Publié par Guy - dans poésie
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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 15:09

Le Donon est l'un de ces endroits mythiques où le randonneur aime à se retrouver. Je crois bien que j'ai gravi ce sommet en toutes saisons, par tous les temps. Il me restait à y grimper de nuit pour y voir le jour se lever. Je prends le départ entre les deux Donons. Le ciel est d'encre. Il y a bien un clair de lune mais hélas, elle éclaire le versant Sud de la montagne. Je suis obligé d'utiliser la frontale, mais même dans son faisceau lumineux, je n'arrête pas de trébucher contre les racines et les rochers.

Malgré l'obscurité, je ne mets guère plus de temps à atteindre le sommet qu'en plein jour. En fait, j'arrive au pied du temple plus d'une demie heure avant le lever du soleil. Je m'étais accordé une bonne marge !

Le sommet est balayé par un vent glacial. A chaque fois que je sors mes mains des poches, j'ai l'impression que mes doigts me tombent ! Les premières photos sont floues, le temps que je trouve les bons réglages. Et enfin, ça y est : mes efforts sont récompensés lorsque le soleil perce l'horizon. Le spectacle est magnifique, bien au dela de mes attentes. Lentement, le paysage prend des couleurs. D'abord orangé, puis celles que l'on connait...

 

Carte IGN : 3616 OT

 

                                                                                        Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

Tout dort encore profondément dans la plaine.

Tout dort encore profondément dans la plaine.

 

 

La pleine lune dévoile la silhouette d'un temple grèco-romain.

La pleine lune dévoile la silhouette d'un temple grèco-romain.

 

 

De toutes les heures de la nuit, la dernière est la plus sombre. Seule, l'antenne hertzienne permet d'affirmer qu'on est au Donon.

De toutes les heures de la nuit, la dernière est la plus sombre. Seule, l'antenne hertzienne permet d'affirmer qu'on est au Donon.

 

 

La nuit, même les éléphants sont... roses !

La nuit, même les éléphants sont... roses !

 

 

L'instant qui fait frémir le photographe...

L'instant qui fait frémir le photographe...

 

 

Lever de soleil au Donon

 

 

Le sommet reçoit les premiers rayons.

Le sommet reçoit les premiers rayons.

 

 

Lever de soleil au Donon

 

 

Lever de soleil au Donon

 

 

Ambiance magique.

Ambiance magique.

 

 

Lever de soleil au Donon

 

 

Les têtes se dévoilent...

Les têtes se dévoilent...

 

 

Lever de soleil au Donon

 

 

Lever de soleil au Donon

 

 

Lever de soleil au Donon

 

 

Les blocs de grès deviennent incandescents...

Les blocs de grès deviennent incandescents...

 

 

Toute la dalle n'est pas encore éclairée.

Toute la dalle n'est pas encore éclairée.

 

 

Mais on a déjà des noms...

Mais on a déjà des noms...

 

 

Lumière orange.

Lumière orange.

 

 

Lentement, l'air se réchauffe. Il est temps de redescendre.

Lentement, l'air se réchauffe. Il est temps de redescendre.

 

 

L'abri entre les deux Donons.

L'abri entre les deux Donons.

 

 

Il faut bien deux bonnes Schnack pour poursuivre ma rando !

Il faut bien deux bonnes Schnack pour poursuivre ma rando !

 

 

            La suite de la randonnée au prochain article !

 

 

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 09:40

Le couvent est silencieux. A ses pieds, quelques lumières tremblent dans la plaine d'Alsace. La lune éclaire les mûrs et les arbres d'une lumière blafarde.

Dans le monastère, la chambre 39 est particulièrement demandée. Elle possède un lit à baldaquin, un beau vitrail rond et sa surface de 20 mètres carrés est le double des 110 autres chambres. La chambre 39 est surtout placée au dessus du tombeau de Sainte Odile, c'est pourquoi elle est tant prisée par les pèlerins qui veulent profiter des ondes particulières durant la nuit. Certaines personnes ne viennent uniquement si elles ont l'assurance de pouvoir y dormir !

Un long couloir étroit au parquet moquetté et grinçant mène à elle. La "39" présente une porte en bois massif surmontée d'une demi-rosace. Cette chambre est dotée d'une cheminée et d'un beau secrétaire. Un immense vitrail rond aux teintes pastel ouvre sur l'Alsace. Et ce matin, bien avant l'aube, la dame occupant la 39, admirait le soleil se lever. Elle sortait de la douche, enroulée dans un drap de bain. Une autre serviette enrubannait ses longs cheveux.

Quelques instants après le lever du soleil, le monastère ouvre officiellement ses portes. Il est temps de partir. Après le bonheur du spectacle, c'est celui d'avoir le sentier pour soi. Pour seule compagnie, le vent, qui fait bruisser le feuillage encore dense et vert. Là, sur ce rocher, offrant une jolie vue sur la plaine encore endormie, nous poserons nos sacs pour prendre le petit déjeuner...

 

Carte IGN : 3716 ET

 

 

Le couvent encore plongé dans la pénombre.

Le couvent encore plongé dans la pénombre.

 

 

Malgré la nuit d'encre, on y voit bien car c'est pleine lune...

Malgré la nuit d'encre, on y voit bien car c'est pleine lune...

 

 

Un incendie dans la Forêt Noire...

Un incendie dans la Forêt Noire...

 

 

Le soleil perce l'horizon.

Le soleil perce l'horizon.

 

 

...En pointant le bout de son nez !

...En pointant le bout de son nez !

 

 

Premiers rayons sur la façade du couvent.

Premiers rayons sur la façade du couvent.

 

 

Lever de soleil au mont Sainte Odile

 

 

La boule de feu grimpe doucement dans le ciel.

La boule de feu grimpe doucement dans le ciel.

 

 

La chambre 39, reconnaissable à sa fenêtre ronde, baigne complètement dans la lumière matinale.

La chambre 39, reconnaissable à sa fenêtre ronde, baigne complètement dans la lumière matinale.

 

 

Les rochers ne reçoivent que la faible lumière que l'épais feuillage veut bien laisser filtrer.

Les rochers ne reçoivent que la faible lumière que l'épais feuillage veut bien laisser filtrer.

 

 

Un sentier mystique longe le vieux mur païen.

Un sentier mystique longe le vieux mur païen.

 

 

Des fenêtres dans le forêt réchauffent les vieux blocs.

Des fenêtres dans le forêt réchauffent les vieux blocs.

 

 

Le monastère au travers des branchages.

Le monastère au travers des branchages.

 

 

Le rocher Mündel.

Le rocher Mündel.

 

 

Petit déjeuner au rocher du Panorama.

Petit déjeuner au rocher du Panorama.

 

 

Lever de soleil au mont Sainte Odile

 

 

Quelques pommes de pins sur le rocher du canapé...

Quelques pommes de pins sur le rocher du canapé...

 

 

La récolte du jour...

La récolte du jour...

 

 

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 13:12

On a beau y retourner des dizaines de fois, connaître chaque arbre, chaque rocher, chaque bloc de grès du château par coeur ou presque, la fois d'après, on y découvre de nouvelles choses, avec surtout, une nouvelle façon de les voir. 

Vitus (ou Guy), chrétien du IVème siècle instruit par Crescentia et Modestus, était un dur à cuire; il avait résisté à la poix, au plomb bouillant et aux lions. C'est sans doute pourquoi la grotte Saint Vit, perchée sur le Vitsberg au-dessus de la vallée de la Zorn, est devenue un pèlerinage très connu depuis 1518, époque d'une hypothétique épidémie de "danse de St Guy" - nom de la maladie génétique rare dite de Huntington. Actuellement encore, les pèlerins convergent plusieurs fois par an vers ce lieu de culte. Avec ses deux chapelles, l'une sur le plateau, l'autre en contrebas dans la grotte, et son petit plan d'eau, l'endroit est paisible, bichonné, fleuri par des bénévoles.

Merboto, cité en 1141 dans un acte impérial, est probablement le batisseur du vieux Greifenstein dont il adopte le nom. A sa mort, le château passe aux Ochsenstein dont un descendant adopte lui aussi le nom du château. Le nouveau Greifenstein est bâti au XIVème siècle. A partir de 1397, les bâtiments sont en copropriété entre des familles différentes et parfois nombreuses. Mais seuls six hommes en garnison défendent le Greif lorsqu'il est pris par surprise, une nuit de 1470. En 1674, les deux châteaux sont détruits par Turenne qui avait pourtant envisagé de les reconstruire. La tour romane du vieux château, avec ses 13m de côté et probablement une trentaine de mètres de haut, est le plus important donjon d'Alsace. Il n'en reste que la base, ses pierres à bosse ayant servi à la construction du palais épiscopal de Saverne. Au centre, la tour carrée est sans doute édifiée en réponse à la construction de nouveau Greif. Malgré l'aspect vermoulu de l'escalier en colimaçon, on ne peut s'empêcher de grimper sur la plate-forme d'où l'on jouit, entre autre, d'une belle vue sur la vallée de la Zorn...

 

Carte IGN : 3715 OT

 

Des rochers pittoresques près du château du Griffon.

Des rochers pittoresques près du château du Griffon.

 

 

 

Fragments de temps

 

 

 

L'époque médiévale a laissé son empreinte sur le rocher avec les roues de chariots...

L'époque médiévale a laissé son empreinte sur le rocher avec les roues de chariots...

 

 

 

La source du Greiffenstein coule toujours !

La source du Greiffenstein coule toujours !

 

 

 

Saint Vit.

Saint Vit.

 

 

 

Fleur de nymphéa.

Fleur de nymphéa.

 

 

 

Le jardin alpestre de St Vit.

Le jardin alpestre de St Vit.

 

 

 

Fragments de temps

 

 

 

Fragments de temps

 

 

 

La grotte.

La grotte.

 

 

 

Tiens, il y a même des bouchons !

Tiens, il y a même des bouchons !

 

 

 

Bibou ? Ok, ça me va...

Bibou ? Ok, ça me va...

 

 

 

La tour carrée du Griffon.

La tour carrée du Griffon.

 

 

 

Je ne la verrai plus jamais du même oeil.

Je ne la verrai plus jamais du même oeil.

 

 

 

La vallée de la Zorn.

La vallée de la Zorn.

 

 

 

Le Ramsthal et son étang.

Le Ramsthal et son étang.

 

 

 

Fragments de temps

 

 

 

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 05:26

Comme à chaque printemps, nous parcourons les pentes du Hohneck pour voir les jonquilles en fleur. Mais ne devrait-on pas plutôt dire "Narcisses" au lieu de "jonquilles" ? En tout cas, la montagne se recouvre d'or dès que la neige fond sous les rayons du soleil. Les randonneurs ne sont pas nombreux, le froid est encore piquant à cette altitude, intensifié par le vent. Nous trouvons refuge dans les Spitzkoepfe, des rochers en dentelle ayant servi de défense naturelle pendant la Première Guerre Mondiale. Ici, dans ces rochers déchiquetés, il fait même chaud quand le soleil tape sur la pierre, bien à l'abri du vent. Idéal pour faire chauffer notre repas de midi !

Nous continuons sur le sentier des Névés où il ne reste plus que quelques corniches ennéigées, mais toujours très dangereuses. La tentation est pourtant grande de s'approcher du vide pour voir les chamois gambader dans le Wormspel. 

La route des crête est encore coupée à cette époque de l'année, la réouverture étant généralement prévue pour le 1er mai. Par contre, la ferme-auberge de Breitzhousen est bien ouverte et la terrasse est pleine de monde. Une bière et une bonne part de tarte à la myrtille sont la bienvenue...

 

Carte IGN : 3618OT

 

 

Le Hohneck, vu de la Martinswand.

Le Hohneck, vu de la Martinswand.

 

 

 

Des gants et des bonnets coiffent les poteaux, oubliés lors de la saison hivernale...

Des gants et des bonnets coiffent les poteaux, oubliés lors de la saison hivernale...

 

 

 

Les jonquilles.

Les jonquilles.

 

 

 

Vue sur le Kastelberg.

Vue sur le Kastelberg.

 

 

 

Attention aux corniches !

Attention aux corniches !

 

 

 

Les chamois se chauffent au soleil...

Les chamois se chauffent au soleil...

 

 

 

De l'or à foison !

De l'or à foison !

 

 

 

le lac d'Altenweiher.

le lac d'Altenweiher.

 

 

 

Vestiges de la Grande Guerre !

Vestiges de la Grande Guerre !

 

 

 

Repas à l'abri du vent dans les Spitzkoepfe.

Repas à l'abri du vent dans les Spitzkoepfe.

 

 

 

Le sentier des jonquilles

 

 

 

Le sentier des jonquilles

 

 

 

Les dentelles des Spitzkoepfe.

Les dentelles des Spitzkoepfe.

 

 

 

Le sentier des jonquilles

 

 

 

Des populages des marais près d'un ruisseau éphémère

Des populages des marais près d'un ruisseau éphémère

 

 

 

Le sentier des jonquilles

 

 

 

Le sentier des jonquilles

 

 

 

Le lac de la Lande Vue de la ferme-auberge de Breitzhousen

Le lac de la Lande Vue de la ferme-auberge de Breitzhousen

 

 

 

Un peu de réconfort !

Un peu de réconfort !

 

 

 

Le sentier des jonquilles

 

 

 

Le petit oiseau que tournoie au dessus des prairies et des landes se nomme Pipit farlouse, en raison de son cri lorsqu'il se sent en danger... Il niche directement au sol mais son nid passe totalement inaperçu.

Le petit oiseau que tournoie au dessus des prairies et des landes se nomme Pipit farlouse, en raison de son cri lorsqu'il se sent en danger... Il niche directement au sol mais son nid passe totalement inaperçu.

 

 

 

Le Frankental.

Le Frankental.

 

 

 

Les dernières neiges au Hohneck.

Les dernières neiges au Hohneck.

 

 

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Publié par Guy - dans poésie
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 14:23

Pas besoin de marcher bien longtemps pour se rendre à la cabane ronde, tout juste une heure et encore, en prenant son temps. Un peu perdue au fond d'un bois, un peu seule au milieu des rochers et des grands hêtres, un peu sombre aussi, elle n'est que faiblement éclairée par une petite fenêtre. Elle a l'avantage d'être équipée d'une cheminée et aussi d'une chambrette à l'étage, pouvant accueillir des randonneurs fatigués pour une nuit de sommeil. Elle est en tout cas assez loin des bruits de la civilisation pour permettre de décompresser et penser à autre chose, pour quelques heures. Pensez juste à ramener un peu de bois sec pour faire partir le feu et une scie aussi, il y a assez de bois mort éparpillé aux alentours. Si vous avez de la chance, vous apercevrez peut être une biche ou même un cerf, car le bois de Romanswiller est très giboyeux...

 

Carte IGN : 3715 OT

 

 

 

L'hiver approche de sa fin.

L'hiver approche de sa fin.

 

 

 

Une parcelle de bouleaux.

Une parcelle de bouleaux.

 

 

 

Trace de blaireau.

Trace de blaireau.

 

 

 

La cabane ronde

 

 

 

De beaux rochers présentant des abris.

De beaux rochers présentant des abris.

 

 

 

La cabane ronde

 

 

 

La cabane ronde

 

 

 

Fusion d'un arbre avec le rocher.

Fusion d'un arbre avec le rocher.

 

 

 

La cabane des 3 forestiers.

La cabane des 3 forestiers.

 

 

 

La cabane ronde

 

 

 

Une douce lumière emplit l'abri.

Une douce lumière emplit l'abri.

 

 

 

La cabane ronde

 

 

 

La cabane ronde

 

 

 

Profiter au maximum de la chaleur...

Profiter au maximum de la chaleur...

 

 

 

Pendant que les heures s'égrainent...

Pendant que les heures s'égrainent...

 

 

 

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 02:53

C'est un vrai plaisir de se promener dans le massif du Schneeberg en automne. Cette année, les feuilles des arbres ont du mal à se colorer ou plutôt à se décolorer, car c'est bel et bien la teinte verte qui disparaît en laissant apparaître toutes les autres couleurs.

Les températures sont clémentes, du moins aussi longtemps que le soleil brille haut dans le ciel... passé une certaine heure, on est bien mieux dans un petit refuge de montagne, en jouissant du crépitement et de la douce chaleur d'un feu de bois. 

La table était garnie de bonnes choses. Des ravioles à la crème avec un peu de gruyère, des chaussons aux pommes pour le dessert, un café fumant... On en viendrait presque à oublier les heures qui passent ! La nuit tombe doucement, la forêt s'assombrit. Il faut penser au retour...

 

Cartes IGN : 3715 ET + 3715 OT

 

Itinéraire : Rochers de la Langwand - Hengst - Urstein - col du Hoellenwasen - sommet du Schneeberg - Refuge et retour.

 

 

Le-schneeberg 7400 - Copie

Rochers de la Langwand.

 

 

 

 

Le-schneeberg 7417 - Copie

 

 

 

 

 

                    Le-schneeberg 7424 - Copie

                    Un rocher à demi dressé à la Langwand.

 

 

 

 

Le-schneeberg 7427 - Copie

La prairie du Hengst.

 

 

 

 

                           Le-schneeberg 7435 - Copie

                           En montant vers l'Urstein.

 

 

 

 

Le-schneeberg 7457 - Copie

  Un abri sous roche.

 

 

 

 

                     Le-schneeberg 7476 - Copie

                Etreinte.

 

 

 

 

Le-schneeberg 7469 - Copie

Juste pour dire merci...

 

 

 

 

                 Le-schneeberg 7477 - Copie

                La Vierge du Hoellenwasen.

 

 

 

 

 Le-schneeberg 7487 - Copie

 

 

 

 

Le-schneeberg 7493 - Copie

 L'automne au Schneeberg.   

 

 

 

 

Le-schneeberg 7504 - Copie

  Vers le sommet.

 

 

 

 

Le-schneeberg 7517 - Copie

 

 

 

 

Le-schneeberg 7526 - Copie

La pierre du Jugement a rendu son verdict : non coupable ! 

 

 

 

                   Le-schneeberg 7536 - Copie

 

 

 

 

Le-schneeberg 7540 - Copie

Une belle pierre à bassin. 

 

 

 

                         Le-schneeberg 7552 - Copie

                         La source près du refuge.

 

 

 

Le-schneeberg 7557 - Copie

 

 

 

 

Le-schneeberg 7564 - Copie

  Le feu prend dans l'âtre...

 

 

 

Le-schneeberg 7572 - Copie

 

 

 

 

Le-schneeberg 7576 - Copie

 

 

 

 

Le-schneeberg 7582 - Copie

 La chaîne des Vosges surplombant Wangenbourg. 

 

 

 

 

 

 

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 14:54

Pas évident de trouver un jour clément en cette fin d'année. Pluies, grisaille étaient notre lot quotidien. Aucun regret puisque je travaillais, ou alors j'étais assis à table pour des repas de Noël qui tiraient en longueur...

La nuit du 29 au 30 décembre était claire, étoilée, mais froide. Le temps idéal pour jouir d'un levé de soleil, à la Haute Loge par exemple.

Il est environ 7 heures lorsque j'arrive au col de Prayé (alt 785m). Je mets environ 40 minutes pour rallier les Hautes Chaumes à vtt. Je dois allumer ma frontale car le petit croissant de lune ne suffit pas à éclairer ma route. Sur le chemin, la forêt est silencieuse. Parfois je m'arrête pour tendre l'oreille : pas un bruit... Puis je me remets en selle, après avoir repris mon souffle !

Je suis en avance, le soleil ne se lève que dans une demi heure. L'attente et les efforts valaient le coup : le spectacle est au rendez-vous. Et soudain... lentement le soleil s'élève dans le firmament. La voute céleste est vide de tout nuage; j'ai bien choisis ma journée ! Les premiers rayons parviennent à me chauffer, je sens de suite la différence. Il est maintenant temps de prendre le petit déjeuner, mon estomac crie famine ! La journée est encore longue...

 

Carte IGN : 3616 OT

 

 

 

La-Maix 8288

Dans la forêt sombre et silencieuse.    

 

 

 

La-Maix 8268

Au bord du chemin, un sapin éclairé par ma frontale.    

 

 

 

La-Maix 8289

 Les Hautes Chaumes sous un croissant de lune.

 

 

 

La-Maix 8320

 L'abri de la Haute Loge (alt 933m).

 

 

 

La-Maix 8376 - Copie 

L'astre solaire se lève enfin, il est 8h18.    

 

 

 

La-Maix 8380

Première lueur du jour.    

 

 

 

La-Maix 8399 - Copie

L'abri de la Haute Loge en pleine lumière.    

 

 

 

                                 La-Maix 8410 - Copie

 

 

 

 

                             La-Maix 8340 

                           Le sapin, chaque année décoré par des mains généreuses...

 

 

 

La-Maix 8415

Même l'alligator en reste "gueule bée" !    

 

 

 

La-Maix 8420 - Copie 

 Brumes dans la vallée.

 

 

 

La-Maix 8450 

 

 

 

 

La-Maix 8453

Mon ptit dèj'...    

 

 

 

La-Maix 8460 

La lumière orangée a maintenant disparu, une longue journée de vélo m'attend !   

 

 

 

La-Maix 8469 

Les ruines de la marcairie.    

 

 

           La suite de la rando dans le prochain article...

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 14:45

Cet hiver est inhabituellement long et gris en Alsace. Monotone, mélancolique et triste ! Aussi, chaque signe d'une amélioration est encourrageant. D'après l'adage, une hirondelle ne fait pas le printemps. Et un merle, ferait-il le printemps ?

 

 

 

 

 

 

Animaux 2818 (FILEminimizer) 

Chaque fois que je vois un merle dans le jardin, je ne peux m'empêcher de penser à un poême de Théophile Gauthier que j'ai appris à l'école primaire. Je me remémore les premiers vers : "Un oiseau siffle dans les branches et sautille gai, plein d'espoir. Sur les herbes de givre blanches, en bottes jaunes, en frac noir"...

 

 

 

 

 

 

Animaux 2821 (FILEminimizer) 

En réalité, l'oiseau en frac noir n'a pas de bottes jaunes !

Seul son bec est jaune et uniquement chez le mâle adulte. Peu importe, c'est un bel oiseau qui débarasse le jardin des lombrics, des insectes et de leurs larves et même quelquefois des limaces et escargots qu'il recherche en fouillant bruyament dans les feuilles de lauriers tombées au sol.

 

 

 

Animaux 0184

Tous les ans, les merles se régalent des baies des cotonéasters !

 

 

 

 

 

Animaux 2828 (FILEminimizer) 

Beau mâle adulte.

 

 

 

 

 

Animaux 2809 (FILEminimizer) 

Ils n'hésitent pas à chaparder les graines des moineaux...

 

 

 

 

 

Animaux 3247 (FILEminimizer) 

...Ou alors directement dans la mangeoire que j'ai fabriqué.

 

 

 

 

 

Animaux 3279 (FILEminimizer) 

Il faut pourtant rester sur le qui-vive...

 

 

 

 

 

Animaux 3514 (FILEminimizer) 

...Tibert, le chat du voisin est en maraude !

 

 

 

 

 

 

Animaux 3026 (FILEminimizer) 

Et Balthazard la buse, est en quête d'un amuse-bec !

 

 

 

 

 

Animaux 3576 (FILEminimizer) 

Des fois, il faut partager avec un rouge-gorge...

 

 

 

 

 

Animaux 3596 (FILEminimizer) 

...Ou une mésange charbonnière !

 

 

 

 

 

Animaux 3607 (FILEminimizer) 

Ce jeunot n'a pas encore le bec jaune...Et pour cause : ce n'est pas un merle, mais un étourneau ! (merci Jean-Luc !)

 

 

 

 

 

Animaux 2317 (FILEminimizer) 

Et ça gratte dans les mousses, quand les beaux jours reviennent !

 

 

 

 

 

Animaux 2374 (FILEminimizer) 

Eux aussi sont heureux de revoir le soleil ! J 'en ai même déjà entendu chanter en Février...

Sa richesse de répertoire et ses variations mélodiques sont un enchantement pour qui prend le temps de l'écouter ! 

 

 

           Le merle

 

Un oiseau siffle dans les branches

Et sautille gai, plein d'espoir,

Sur les herbes de givre blanches,

En bottes jaunes, en frac noir.

 

C'est un merle chanteur crédule,

Ignorant du calendrier

Qui rêve soleil et module

L'hymne d'avril en février

 

Pourtant il vente, il pleut à verse,

L'Arve jaunit le Rhône bleu,

Et le salon, tendu de perse

Tient tous ses hôtes près du feu.

 

Les monts sur l'épaule ont l'hermine

Comme les magistrats siègeant

Leur blanc tribunal examine

Un cas d'hiver se prolongeant

 

Lustrant son aile qu'il essuie,

L'oiseau persiste en sa chanson,

Malgré neige, brouillard et pluie

Il croit à la jeune saison.

 

Il gronde l'aube paresseuse

De rester au lit si longtemps

Et, gourmandant la fleur frileuse,

Met en demeure le printemps.

 

A la nature il se confie,

Car son instinct pressent la loi

Qui rit de la philosophie

Beau merle est moins sage que toi !

 

 

      Théophile Gauthier

          (1811 - 1872) 

 

 

 

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Publié par randoalsacevosges - dans poésie
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